Antonio Casilli, professeur de sociologie à l’école des télécommunications de l’Institut Polytechnique de Paris, Telecom Paris, était l’invité de l’Institut Français d’Egypte du 15 au 22 novembre 2020, afin d’apporter un éclairage sur les enjeux du numérique au temps de l’épidémie.

Durant son déplacement, Antonio Casilli est intervenu à l’Université française d’Egypte auprès des étudiants en architecture et à l’Institut français d’Egypte à Mounira où il a répondu aux questions Salma Hussein (économiste et journaliste, co-traductrice du best-seller de Thomas Piketty Le Capital au XXI° siècle) notamment sur l’intelligence artificielle et son impact sur le monde du travail, sujet de son dernier ouvrage En attendant les robots (2019).

Prenant le contre-pied de la vision qui veut que les employés humains soient remplacés par des automates dans un avenir proche, Casilli met en exergue l’existence d’un « travail du clic » et du « machine learning » nécessaires au développement de l’intelligence artificielle, toujours limitée dans son autonomie. L’auteur révèle alors l’exploitation de travailleurs précaires, concentrés dans les pays du Sud, « micro-payés » pour des « micro-tâches ». 

Son livre En attendant les robots, distingué par le Prix de l’Ecrit social ainsi que le Grand prix de la protection sociale en France, est en cours de traduction en Egypte et sera publié prochainement par la maison d’édition El Maraya.

=> Pour plus d’informations sur les échanges d’Antonio Casilli et Salma Hussein, vous pouvez consulter deux articles d’Ahram Hebdo: ici (en arabe) ou ou ici (français).